‹ LamartineChapitre 44 sur 113 · L'ISOLEMENT. - LE LAC · texte numérisé non relu

L'ISOLEMENT. - LE LAC

La pâle malade rencontrée au bord d'un lac de la Savoie pendant l'été de 1816 était morte à Paris au mois de décembre de l'année suivante. Lamartine en reçut la nouvelle à xMilly.

Sa tendre mère, témoin de sa tristesse sans en savoir la cause, devinait une blessure cachée. Dans le Journal de ses pensées intimes, à une page de l'année 1818 :

On dirait, écrit-elle, qu'Alphonse est abattu par quelque chagrin secret, qu'il ne me dit pas, mais que je crains d'entrevoir. II n'est pas naturel qu'un jeune homme de cette imagination se confine aussi absolument dans la solitude. II faut qu'il ait perdu, ou par la mort ou autrement, je ne sais quel objet nui cause sa mélancolie si profonde ^

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