Cf. aussi Pétrarque
y aile che di lumen (i niiei seipieiia...
dans la manière dont les pensées se lient, elles sont si nombreuses et elles ont tant de grâce, qu'on leur pardonne de n'être pas rigoureusement enchaînées. Par l'abondance et l'imprévu des idées cette symphonie du Souvenir ressemble à du Beethoven. L'amant a cruellement souffert de sa blessure, mais la cicatrice lui en est douce. La mémoire des jours heureux est, suivant lui, quoi qu'en ait dit le Dante, un bonheur encore, et qui ne saurait périr comme eux. L'amant bénit donc ce souvenir, que son âme immortelle emportera au ciel. Le flux et reflux des pensées, mêlé au paysage rapide et romantique, réveille et apaise à la fois, avec la plus musicale harmonie, ce souvenir cher et sacré.
Chez Olympio, l'imagination peut se donner un libre cours, se jouer avec grâce en mille antithèses d'une sensibilité douce.
Chez Lamartine, les détails, choisis et sobres, sont subordonnés à un sentiment unique, dont rien ne distrait ; et cette harmonieuse unité de l'ensemble n'est pas une des moindres beautés.
Il faut peut-être encore plus de génie pour sacrifier certains traits que pour les produire ; il y a des sacrifices nécessaires, qui sont la condition de la grandeur.