‹ LamartineChapitre 65 sur 113 · Cf., dans la Méditation adi'essée à lord Byron · texte numérisé non relu

Cf., dans la Méditation adi'essée à lord Byron

J'appelais, je bravais le choc des éléments.

2. Ce jeu musical, où le virtuose promène ses doigts agiles sur toutes les cordes, était un texte tout prêt pour une symphonie d'orchestre, qui fut composée plus lard par Franz Liszt. — Charles de Pomairols, Lamartine, p. 62. — Paris, Hachette, 1889. Livre d'observation fine et d'impressions très personnelles. — La musique, plus d'une fois, s'est inspirée des vers de Lamartine. Tout le monde sait par cœur les mélodies de Gounod, le Soir, le Vallon, etc. Personne n'ignore le Lac de Nie 'ermayer. Lamartine, tout en le louant, (lisait : « Néanmoins j'ai toujours pensé que la musique et la poésie se nuisaient en s'associant. Elles sont l'une et l'autre des arts complets: la musique porte en elle son sentiment; de beaux vers portent en eux leur mélodie. »

lieux communs qui, au lieu de les faire valoir par opposition, n'émeuvent pas beaucoup plus le lecteur qu'ils ne semblent avoir ému l'auteur lui-même; ils dénoncent l'indifférence et l'inspirent.

Malgré tant de pièces de beauté diverse, on se demanda si les Nouvelles Méditations étaient égales aux premières.

Sainte-Beuve, très jeune, au lendemain de la réception de Lamartine à l'Académie, lança dans le Globe l'idée qu'elles étaient supérieures. Il la reprit plus tard, dans les Portraits contemporains, et avança que Lamartine était poète encore plus qu'amant ; que, sa blessure une fois fermée, sa source vive de poésie avait continué de jaillir plus abondante : « Depuis les premières Méditations jusqu'aux Harmonies, Lamartine est allé se développant avec progrès, dérivant de plus en plus à l'Élégie, à l'Hymne, au poème pur, à la Méditation véritable ^ »

Oui; mais, tout en reconnaissant que « le poète n'a cessé de s'étendre », il ne laisse pas de dire : « Rien ne saurait être plus achevé en soi que les premières Méditations... Les secondes ont l'inconvé-

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