CHAPITRE IX
DEUXIÈME SECRÉTAIRE DE LÉGATION A FLO- RENCE , — LE DERNIER CHANT DE CHILDE HAROLD. — DUEL AVEC LE COLONEL PEPE.
— l'académie FRANÇAISE.
Malgré les enchanleracnts du golfe de Naples, le jeune attaché s'ennuie de ne pas avancer dans la carrière... « On ne me juge pas digne de copier et de cacheter des lettres dans une cour oisive d'Italie ! Je ne m'élèverai jamais jusqu'au sublime rang de secrétaire d'ambassade! J'ai honte, à mon âge, de mon titre d'attaché, qui va bien à seize ans. »
Il demande et obtient un congé pour raison de santé, sans terme fixe, et profite de sa hberté pour se remettre à voyager avec sa femme : d'abord à Rome, où leur naît, le la février 1821, un fils, baptisé h Saint-Pierre du Vatican; puis à Aix, où ils passent une saison. Nous le retrouvons ensuite à Saint-Point, « tout occupé d'ouvriers, de prés, de
jardins, de chemins el de clievaux^ » ; puis à Mâcon, où lui naît, le 14 mai 1822, une fille à laquelle il donne les prénoms de son père, de sa mère, et de madame C... : Marie-Louise-Julia ; enfin à Londres (août, septembre, octobre). L,e petit garçon, fatigué du voyage et du climat, tombe malade. Ils reviennent à Paris ; il y meurt, sans avoir atteint l'âge de deux ans.
A l'avènement de Charles X, le jeune royaliste compose à la hâte le Chant du Sacre^. Lui-même avoue que l'œuvre est sans valeur; il appelle cela « son poème de Fontenoy ^ ». — « Mais, ajoute-t-il, je ne le fais ni pour gloire ni pour argent ; c'est par pure conscience royaliste, et pour témoigner une juste reconnaissance à qui de droit. »
... « Quant au Sacre, l'horreur des horreurs poétiques, reprenJ-il quelques jours après, ne m'en parle pas ! Tout le monde à Paris m'a crié haro ! »
Le poème toutefois se vend ; on le tire à vingt ou