Commentaire du Désir
on voit ces poésies naître, l'une après l'autre : le Paysage clans le golfe de Gênes, pendant un voyage à Livourne; Milly, un jour que le souvenir du « vallon paternel » lui était revenu plus attendrissant, par la comparaison peut-être avec les splendeurs de l'Italie; /a Peinte de VAnio, lorsqu'il apprit qu'une inondation venait de détruire la grande chute du Teverone... Etc.
Ce troisième recueil, en deux volumes, fut publié au mois de juin 1830 ; mais les salons amis, depuis un an au moins, en avaient eu la prélibalion. Et il y avait déjà longtemps qu'on le leur avait promis. Dès le mois de septembre 1826, de Florence, à madame de Raigecourt, le poète disait : « J écris deux petits volumes de poésies purement et seulement religieuses , destinées à la génération qui a conservé un Dieu dans son cœur. » Il conseillait à son ami Jussieu de composer « quelques-uns de ces chants tendres et faciles qui, comme la prière, sont la respiration de l'âme ^ ». Il semble avoir voulu lui-même en donner plusieurs essais et exemples dans ses Harmonies.
L'ouvrage manuscrit se nommait d'abord les Psaumes modernes, nom qui en marquait plus exactement le dessein, la physionomie. Au frontispice des deux volumes imprimés, une petite gravure , pour armes parlantes, représentait une harpe suspendue