Cf. Virgile, Bucoliq. X
Ah! cave ne teneras ç/lacies sccel aspera plantas,
A ces deux premiers éléments de sa poésie, l'amour et la religion , n'a-t-il donc pas le droit maintenant d'en ajouter un troisième, la liberté? Pourquoi donc ne la défendrait-il pas, lui aussi? N'appartient-elle qu'à Némésis ?
Patrie et liberté, gloire, vertu, courage, Quel pacte de ces biens m'a donc déshérité? Quel jour ai-je vendu ma part de l'héritage, Ésaii de la liberté ?
Puis, s'élevant, quittant le dédain et planant, il laisse tomber avec la mansuétude et la sérénité d'un être supérieur, que les outrages mêmes consacrent, et qui les pardonne, ces paroles apollinéennes :
Un jour, de nobles pleurs laveront ce dolire. Et ta main, étouffunt le son qu'elle a tiré, Plus juste arrachera des cordes de ta lyre La corde injurieuse où la haine a vibré. Mais moi, j'aurai vidé la coupe d'amertume Sans que ma lèvie même en garde un souvenir : Car mon âme est un feu qui brûle et qui parfume Ce qu'on jette pour la ternir !
C'est à peine si le dieu aux flèches d'or daigne honorer d'un trait le monstre qui rampe et qui siflle à ses pieds ^
1. Selon la prédiction de Lamartine, Barthélémy lui fit plus tard amende honorable. Le malheureux, dans l'iii'ervalle, s'était vendu au gouvernement ajirùs l'avoir accablé de ses satires pour se faire acheter. Il vint alors s'humiher devant le dieu triomphant.