‹ LamartineChapitre 91 sur 113 · X. Doudan, Lettres · texte numérisé non relu

X. Doudan, Lettres

ému l'imagination de Voltaire , par exemple , le Saint-Sépulcre :

C'est là que de sa tombe il rappela sa vie I '

Sa foi, peu orthodoxe sans le savoir, est rompue çà et là de rationalisme'', ce qui fit censurer le livre à Rome, malgré nombre de pages touchantes, animées du souffle de l'Évangile. Le Génie du Cluistianisme lui-même n'avait-il pas été aussi mis à l'index? Mais Lamartine, malgré ses échappées rationalistes, reste plus chrétien, par nature ou par éducation première, que l'auteur des Martyrs. Celuici, quoiqu'il se chamarre de foi, demeure païen dans l'âme et dans les moelles.

Aus«;i est-il bien plus sensible à l'art grec que notre poète. Pour lui, « le profil d'Aspasie a laissé sa légère et éternelle empreinte sur les marbres des monuments à l'ombre desquels elle se promenait avec Périclès^ ». Pour Lamartine, l'art grec est une déception: le Parthénon lui paraît « trop petit: c'est un sublime jouet de l'art ; ce n'est pas un monument pour les dieux, pour les hommes, pour les siècles... Le temple de Thésée n'est pas digne de sa renommée ; il ne vit pas comme monument ; il ne

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