X. Doudan, Lettres
LAMARTINE. a^o
dit rien de ce qu'il doit dire ; c'est de Ja beauté, sans doute, mais froide et morte... « La beauté hellénique lui semble grêle. La colonnade du Vatican I émeut davantage.
L'Italie a, dès la jeunesse, éveillé en lui l'âme virgilienne ; l'Orient va exciter ses facultés historiques oratoires et prophétiques; seul le sobre génie dé Hel lade ne touchera point son cœur. La maxime de eut I art grec « Rien de trop ^ », est le contraire de son génies Chateaubriand est assez athénien, -ou a exandrin : Rome lui paraît lourde, même dans ses beau es ; Lamartine, au contraire, admire Saint- Pierre plus que l'Acropole ; son imagination est latine et chrétienne.
La nature, en Grèce, ne le séduit guère plus que art. «Tout est mensonge. Il n'y a de beau que les lignes et les groupes, à cinq ou six plans, du Taygète ou de la Laconie. Le ciel même ne vaut pas celui d Italie : il est brumeux et peu profond. « L'Attique son climat, son paysage, tout lui est froid, stérile' aride; Il lui préfère la campagne romaine. Ce qui repond à sa fibre, c'est le monde latin. Ce livre lui-même, tout entier, par sa forme exubérante, fait bien voir et sentir pourquoi l'auteur n'aime pas Fart hellemque, si discret, pareil au feuillage de l'olivier arbre de Pallas Athènè. La religion grecque ni