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Excepté dans les premières Méditatiom

2b4 LAMARTINE.

commencé, selon lui, à donner l'impression de la grandeur qu'à dater de Socrate et de Platon, précurseurs du Christ. Et pourtant, dès l'origine, « ces dieux grecs, qui sont raison et imagination tout ensemble, ces dieux de lumière, d'harmonie et de liberté * », n'avaient-ils pas de quoi l'émouvoir? La philosophie de Plalou est peut-être la seule chose dont on le voie vivement touché ^ Car d'Homère il ne parait guère avoir reçu une impression personnelle approchant de ce qu'une telle beauté suggère : ce qu'il ea dit, soit en prose, soit en vers, dans les Entretiens qu'il lui consacre, est d'un vague incroyable et d'une banalité qui étonne.

Lamartine, quoi qu'il en dise, lutte avec l'auteur de V Itinéraire, et force la dose de la couleur, sinon pour dépasser le maître, du moins pour n'être pas éteint par lui. Il essaye de prendre avantage, en le discutant sur quelques points : ainsi, il lui conteste que l'auteur de la Jérusalem délivrée ait eu la divination des lieux saints : assertion assez arbitraire en effet de l'auteur de VIlinéraire. a Ce n'est pas par là que je louerais le Tasse, dit avec raison I.amartine : car il est impossible d'avoir moins compris les sites de la Terre-Sainte. » Notre poète voit ou veut voir autrement que celui après le |uol il vient. Chateaubriand a-t-il cru reconnaître les sta-

1. Ernest Havet, le Christianisme et ses origines, t. I", p. 54.

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