Voir ci-d';££U3, cliap, vu, la Mort de Sjcrate
tions du Christ sur « la Voie douloureuse » ? « Kien di constaié, dit Lamarline, rien de vraisemblable : des masures de conslruction moderne, données par les moines aux pèlerins pour des vestiges incontestés de ces diverses stations ^ ». — Chateaubriand voit la Mer morte sous l'aspect funèbre que lui donne la Bible ; son imagination y ajoute quelques traits qui renforcent la teinte sombre de la légende ; pour mieux s'en donner le frisson, il passe la nuit sur le bord. « Un bruit lugubre sortit de ce lac de mort, comme les clameurs étoutTécs du peuple abîmé dans ses eaux ^. » Lamartine voit la Mer morte tout en rose : « L'aspect de la Mer morte n'est ni triste ni funèbre, — excepté à la pensée ; — à l'œil, c'est un lac éblouissant, dont la nappe immense et argentée répercute la lumière et le ciel comme une glace de Venise 3... Ce n'est point ce que la pensée se figure, un lac pétrifié dans un horizon triste et sans couleur ; c'est ici un des plus beaux lacs de Suisse ou d'IlLihe*. »
Les peintures de notre poète ne s'accordent donc pas toujours avec celles que Chateaubriand avait faites des mêmes objets. Il y a, d'ailleurs, chez l'un comme chez l'autre, plus de fantaisie que d'exactitude. Lamartine transforme instantanément la plu-