‹ Lamartine inconnu: notes, lettres, et documents inédits, souvenirs de familleChapitre 4 sur 35 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

le cœur que par Fesprit ; ayant rame à la haateur de son génie et le caractère à la hauteur de son âme ; ne laissant abaisser son honneur devant aucune tentation de l'adversité; gardant jusqu'à la fin la noble et sainte passion de la charité, une des causes touchantes de sa triste ruine; acceptant les plus douloureuses épreuves avec une admirable foi chrétienne qui jaillit dans ses lettres les plus intimes et les plus tristes, en accents non moins sublimes que dans les chants d'adoration de ses plus saintes poésies ; vivant enfin à son foyer toujours respecté, entre deux seules consolations, celle du travail le plus opiniâtre et celle des intimités de famille et d'amitié les plus tendres et les plus dignes; sans oublier jamais dans sa solitude les intérêts de son pays; sans perdre jamais, dans cette vie si simple, cette haute mine si foncièrement aristocratique à laquelle le rayonnement perpétuel d'une bonté toujours parfaite ajoutait le charme le plus attachant.

En outre de mes souvenirs personnels et de ceux de mon père, si souvent reproduits devant moi, j'avais en ma possession des notes, des documents de valeur et toute une correspondance inédite qui remonte à 18^, et qui s'est continuée depuis , à intervalles inégaux. Si bien des lettres ont été perdues ou égarées, ce qui n'est pas douteux, beaucoup

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