XV
INTRODUCTION
lui donnait 9 d'une voix doctorale j cette approbation solennelle et prophétique : « Monsieur, respectez-vous! Vous avez la plus belle parole du pays et la destinée la plus haute du gouvernement représentatif. Encore une fois^ respectezvous! Votre pa^sé poétique a été beau, mais Je crois votre avenir politique aussi beau et plus utile, » {Lettre de Lamartine à Virieu, iS mai i889.)
Au lendemain du discours sur la translation des restes mortels de Napoléon^ l'un des plus beaux dont puisse s'enrichir une anthologie de Véloquence^ même étendue à tous les paysy le comte Mole écrivait à Lamartine : ce Vous vous surpassez toujours. Jamais je ne vous avais autant admiré. .,. Je jouis de vous voir le plus grand orateur de notre tribune. Je vous avais deviné et prédit en moi-même depuis longtemps. » {S7 mai iSiO,)
En 484f3, apr^s le discours du 8 mars, Guizot et Thiers rendaient le même hommage d'admiration à leur redoutable adversaire. Et Arago lui disait : <c Vous êtes le premier orateur parlementaire qui ait paru en France. »
De tels éloges suffisent à montrer que les hommes réellement supérieurs ne renvoyèrent pas Lamartine à ses hémistiches comme aux véritables « carrières de son esprit ». Ih proclament avec une force saisissante et une autorité irrésistible son génie politique servi par un incomparable génie oratoire. (Test de ce dernier que j'ai conçu V ambition d'étudier les origines, de suivre les développements et d* analyser les procédés.
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