‹ Lamartine, orateurChapitre 13 sur 108 · Lamartiru par (al-mém<, 1. I, zt · texte numérisé non relu

Lamartiru par (al-mém<, 1. I, zt

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elle défigure les personnages. Je n'exprimerais pas les mêmes réserves sur les allusions politiques du livre si, paru en 1849, il n'avait fourni k Tauteur la tentation trop feicile de mettre d'accord certaines opinions de sa jeunesse avec le rôle qu'il venait de jouer dans la Révolution. Pourtant, cette restriction faite^ je crûs & l'exactitude substantielle des souvenirs de Lamartine. « Je parlais, dit-il, avec amenr du peuple, avec jrespeot de cette noblesse historique dont lee noms ont érté kmgteiiif» le nom de la France eUe-mème sur les champs de bataille, dans nos magistratures et à l'étranger. Je concluais à la suppression de tout privîl^ de noblesse autre que la mémoire des peuples, qu'on ne smp- . prime pas. Je demandais une pairie élective, et je démoi^nis \0 I que, dans mi pajs libre, il n'y avait d'autre noblesse que

G ' ^ l'élection, sftimulaïKt perpétuel au service du pays et récom-

pense temporaire du mérite ou de la vertu des citoyens^. »

Lamartine n'exagère pas en ajoutant que l'impartiaiité de son esprit s'élevait ainsi au-dessus^ des préjugés de. son temps. Avec un beau courage il bravait les vanités d'en haut et les envies d'en bas. Cette indépendance, quoiqu'elle n'ait pas abordél'opinion publique, mérite pourtant d^étre retenue conmie un curieux témoignage de la liberté avec laifueUe le ^ jeune publidste trattaît, dès cette époque, les questions { politiques. Il ùiut ajouter que, conmiunîqué à des personnages importants, à M. Mounier, à M. Decazes, au roi luimême, le (mémoire conjiiit, selon l'expression de Lamartûoe, un « succès confiUtenliel » •dont sa carrière ne bénéficia pas aussi rapidement quo son ambition légitime le désirait.

S'il Cftut l'en oroiro, il apprécia avec sévérité la « terreur dorée » au nom de laquelle de jeunes factieux imposaient au gouvernement du roi des actes implacables et dangereux pour la ftestauratiooi eUe-mème K Les salons et les centres d'esprit public jouissaient d'une tolérance assez grande pour rendre possibles toutes les discussions sur les homanes et sur les choses du nouveau régime. On ne s'en privait fias.

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