Miiangeê, 1869, a* série, t. U, p. S
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INTRODUCTION
tial lui aidait reconnu, en l'absence du jury spécial dont il réclamait l'institution, des qualités suffisantes dans F ordre oratoire pour l'égaler aux plus éminents des hommes politiques de son temps, sinon mime pour Véleçer au-dessus d^eux. Dès i8i8 il lui accordait de l'habileté, dé V éloquence, « une rare magnificence », des illuminations prodigieuses,
I « parfois la pensée d'un homme d'État, et plus soutient y encore Vâme d'un homme de bien ». As^ec un instinct divinatoire dont il faut lui faire honneur, Louis Veuillot entre- {foyait encore, sept ans à l'avance, Véclat éblouissant cTune carrière qui devait connaître une heure unique peut-être dans l'histoire de Vhumanité, « La démocratie, que M, de Lamartine nous peint si belle, ne sera jamais, s* il la fait
\ triompher, qu'une révolution où il aura pour un jour le premier rang, et qui, puissante comme un orage, passera vite et laissera tout à refaire après qu'elle aura passé. » {18 juin i84f8,) Cette révolution, le discours prononcé le i8 juillet 484f7 par Lamartine à Mdcon, au milieu d'un orage précurseur, V avait à la fois prédite et préparée. Louis Veuillot proclama de nouveau son ce admirable talent », son langage élevé et magnifique, sa naturelle distinction d'esprit et de cœur, et, sans s* étonner qu'un poète prît la parole sur les affaires de l'Etat, il lui accorda, malgré des réserves sévères, la première place dans son parti. Il est vrai que la forme dans laquelle il lui concédait cette suprématie en diminuait singulièrement la valeur. « Ce serait V outrager de prononcer à côté de son nom ceux des buffies mornes et pacifiés qui font semblant de traîner avec une morgue grotesque le char des idées de 89. » {S8 juillet i8l7.)
La Révolution de 48é8 inspira tout d'abord à Louis Veuillot, comme à tout le parti catholique, plus de con-