‹ Lamartine, orateurChapitre 53 sur 108 · Cb. Alexandre, p, ft · texte numérisé non relu

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lamabums. la

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qu'il voulait faire. Mais Tacte politique qu'il avait résolu d'accomplir répondait-il au succès oratoire qu'il avait si magnifiquement remporté? Il l'avait caractérisé, à trois ou quatre reprises, afin que l'on ne pût pas s'y méprendre, comme son entrée réfléchie et irrévocable dans T opposition. Certes l'événement était considérable. Il n'était indifférent à aucun parti d'avoir un tel homme, doué d'une si rare puissance de parole, comme allié ou comme adversaire. La portée de l'acte fut pourtant moins grande que l'impression du discours. Il ne faut pas s'en étonner. En se plaçant « tour à tour, et selon le danger, du côté du pouvoir contre les factiosn, du côté du peuple contre les ennemis de la liberté ^ », Lamartine s'était mis volontairement dans le cas de n'être revendiqué par aucun des partis auxquels il apportait alternativement son concours. L'acte du 27 janvier 1843 ne pou-^ vait donc ni affecter complètement les conservateurs conune une perte, ni réjouir complètement les libéraux comme une conquête. Il n'introduisait pas dans la géographie politique un changement comparable à celui qu'eussent déterminé, par exemple, l'adhésion de Berryer à la monarchie de Juillet ou le rapprochement de Guizot et de Thiers. L'attitude de Lamartine était moins un fait nouveau que l'affirmation* solennelle et définitive d'un fait accompli. La haine de la ' coalition d'abord, la crainte des imprudences diplomatiques ' de Thiers ensuite, l'avaient jeté dans les rangs du parti ^ conservateur, tantôt aux côtés de Mole, tantôt aux côtés de Guizot. Maïs il ne lui appartenait pas. Quand il parut s'en dégager en 1843, il y avait de nombreuses années déjà qu'il était un conservateur libéré.

Cette situation de Lamartine n'avait pas échappé à la clairvoyance des esprits indépendants de son époque. Ils la jugeaient avec une impartialité que les historiens postérieurs, entraînés par leur parti pris ou dupes de la légende, n'ont pas toujours observée. 'Duvergier de Hauranne, le véritable initiateur et Torganisateur de la coalition^ publiait en octobre 1841 dans la Revue des Deux Mondes sur VÉiat

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