PRÉPARAIT SES DISCOURS
PAEALLBLB BNTRB LAMiLRTINB, LORD CHATAM, MIRABBAU BT VBBGMIAUD || PROCBDB8 COMMUNS A YBRGMAUD BT A LAMARTINB Il LB8 PBOGBàSBT SBCRBT8 DB ^'IMPROVISATION DB LAMARTINB || 8B8 COLLARORATBURS || LA MBMOIRB DB LAMARTINB j| PLAN INÉDIT d'un discours PROJBTB CONTRB LA POLITIQUB BXTBaiBURB DB GUIZOT || CB QUB LAMARTINE A GAGNB BN VIGUBUR AU COURS DBS BVBNEMBNTS DR 1848 || DEUX AUTRBS PLANS INBDITS DB DISCOURS || A88BNCB d'eSPRIT || LAMARTINB BST LB POBTB SUPRÊMB DB LA PAROLB POLITIQUE.
LORD Chatam, Mirabeau et Vergniaud étaient parmi les orateurs modernes de- la tribune ceux que Lamartine mettait au premier rang. Lord Chatam avait ses préférences. Au lendemain de ses succès contre la coalition et de son triomphe dans la question de la translation des cendres de Tempereur Napoléon, Lamartine écriyait à Virieu : « Ta lettre, qu*on me renvoie de Paris, m'a fait un extrême
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plaisir : tu me nommes au rang de i*homme qui est mon idéal depuis vingt ans, le grand Chatam : c'est Torateur moderne par excellence. Arriver là pour moi un jour, en ce genre, c'est le pic du mont Blanc... » (20 juin 1840). Plus tard, dans une étude sur Torateur favori qui avait enthousiasmé sa trentième année, il lui conservait toute son admiration : c( De tous les modernes, selon nous, celui qui mérite le mieux d'ôtre^ placé au rang des mattres souverainade la parole humaine, c'est William Pitt, comte de Chatam, père é'uB fils presque égal à lui... * ».
En le comparant à Lord Chatam, Virieu avait flatté chez Lamartine une vanité secrète qui ne désespérait pas de s*éga- 1er au redoutablemodèle. « Je m'en sens aisément la force, lui répondait-il, en soulignant lui-môme le mot aisément^ mais l'occasion etie temps. Dieu sait seuil » Ce ne furent pas les occasions ni le temps qui lui manquèrent. L'obstacle était dans ses dons > eux-mÂmesr dont le naturel différait de ceux qui avaient fait le 'Succès du rival de* Rofaort Walpole et de Fox. « Un souffle extraordinaire, a écrit Taine pour caractériser l'éloquence de lord Chatam, de Fox et de? Pitt, une aorte de froissement de volonté tendue, court à iiaver» toutes ces:]iaran|pues. Ce sont des hommes qur^piirlekit «eiîls'parlent comme s'ils combattaient. Ni ménagements, ni politesse^ ni retenue; Ils sont déchaînés, ils se livrelit'î'ils se lancent, et, s'ils se contiennent, ce n'est que pour frapper plus' impitoyablement et plus fort.. ^. » Rien dans les discours les plus incisifs et les plus âpres de Lamartine ne rappelle cette « hauteur d'orgueil », cette « indomptable audace », cette « prodigalité d'outrages » auxquelles le premier Pitt parvint presque dès son début en se mesurant avec Robert Walpole, qui avait eu l'imprudence de lui reprocher son jeune âge et sa nouveauté dans les affaires. Jamais, ni contre Thîers ni contre Guizot, Lamartine n'employa de semblables aocentaet ne recourut à de telles invectives. II y avait «n degré de représailles que son tempérament, son édueatîon et sa politesse ne lui permettaient pas de dépasseri Eil'i85l,