‹ Lamartine, orateurChapitre 8 sur 108 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

Digiti

INTRODUCTION

trompés. La jalousie açait troublé le jugement de Sainte^ Beuve dont l'impartialité n était généralement bienpeillanie qu'aux morts. Mais d*autreSy et des deux côtés, avaient pu plus clair ou parlé plus juste \

C'est d'abord Victor Hugo. <c II est beau de cous voir si à votre aise dans les choses positives^ et vous commencez y}ien votre carrière dChomme public. Vous serez aussi puissant à la tribune que dans vos vers; et c'est le plus éclatant démenti qu'on puisse donner aux gens de peu de talent qui ne veulent pas que le génie se mêle des affaires et refusent V intelligence à ^imagination. Vous avez cette double facultés et vous arriverez de plain-pied de votre renommée de poète à la Chambre. Ce sera beau et bon. » {Sr février 48S9.)

La réponse de Lamartine^ jusqu'ici inédite^ nous initie à la fois à ses espérances et à ses hésitations. Après avoir entretenu Victor Hugo cTun poème projeté, qu'il mettfa quinze ans à écrire^ il s* explique sur ses intentions politiques en quelques lignes où se résume tout un programme. « En attendant j il est possible ^ comme vous dites j que nous devenions députés. Tant pis pour nous: tant mieux pour nos commettants. Je crois que nous pensons bien. Nous voulons \ Vordre et nous estimons la liberté. Nous respectons ce qui est respectable du passé : nous espérons ce qui est désirable t de l'avenir. Nous savons surtout que la politique est une

à traiter, V Apologie des Sots. On ne comprend pas assez les services que rend dans le monde la médiocrité, les soucis dont elle nous délivre et a reconnaissance que nous lui devons. » {Essais de morale et de critique. Etude sur Lamennais.) 1. Le général Foy ne s'était pas contenté d'admirer le génie poétique de Lamartine : il avait eu conflance dans sa destinée politique. « Le général Foy, que sa chaleur d'âme intéressait à tout, et qui vivait dans la palpitation de cœur continue de la tribune, du travail solitaire et des entretiens animés, serrait la main du jeune poète, le louait d'enttiousiasme sur ses sentiments, ses expressions, son éloquence, et l'assurait qu'il serait un jour l'honneur de la tribune, s'il venait y défendre les vrais principes de la Monarchie constitutionnelle et de la Liberté royale, comme on disait et comme on espérait alors. » (Villemain, Souvenirs contemporains^ I, a* éd., p. 45&^56.)

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