‹ Lamartine, orateurChapitre 81 sur 108 · De Lacretelle, Lamartine el ses am'a, U · texte numérisé non relu

De Lacretelle, Lamartine el ses am'a, U

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les fortifications : « Noubliez pas, lui écrivail-il, que je vous dois les deux plus belles pages de mon humble vie parlementaire ». Il faut en ajouter une troisième. Dans une lettre du 18 décembre 1842, Lamartine sollicitait Circourt, auquel il indiquait les sources et les volumes à consulter, de lui préparer, en vingt ou trente pages, nourries de citations et de preuves, les éléments d'un discours sur le droit de visite : « Armé de vos armes, lui disait-il, j'essayerai, sinon de vaincre, on ne fait pas reculer uh ouragan, au moins de faire réfléchir la Chambre. » Ces trois contributions sont les seules dont la correspondiance fasse mention, mais il est probable que Lamartine fit appel dans d'autres circonstances aux ressources d'un ami dont il a écrit : « Langues, races, géographie, histoire, philosophie, voyages, constitutions, religions des peuples, depuis Tenfance des mondes jusqu'à nos jours, depuis le Tibre jusqu'aux Alpes, il avait tout incorporé en lui, tout réfléchi, tout retenu; on pouvait l'interroger sur l'universalité des faits ou des idées dont se compose le monde, sans qu'il eût besoin, pour répondre^ d'interroger d'autres livres que sa mémoire. Étendue, surface et profondeur immense des notions, dont jamais on ne rencontrait ni le fond ni les limites ; mappemonde vivante des connaissances humaines; homme où tout était tête, et donl la tête était à la hauteur de toutes les vérités^ impartial, du reste, indifférent entre les systèmes, comme un être qui ne serait qu'intelligence et qui ne tiendrait à la nature humaine que par le regard et par la curiosité ^ » La splendeur de cet hommage porte en elle la délicatesse d'un remerciement.

Comment Lamartine, ainsi pourvu par ses recherches propres ou parle travail de ses collaborateurs des documents nécessaires à une discussion, préparait-il ses discours? La question a été posée pour la première fois par M. Emile OUivier, qui lui a consacré dans son volume sur Lamartine une note à laquelle on se reporte habituellement sans pénétrer plus avant dans la réalité des choses* : « Lamartine pré-

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