‹ LamartineChapitre 22 sur 46 · Jocelyn, Nouvelle Préface, p. xiv · texte numérisé non relu

Jocelyn, Nouvelle Préface, p. xiv

s IL Y A UN « ART » LAMARTINIEN f

se faire injustice à soi-même : il n'y a pa^jj^ie^ la « note sensible » sur la harpe lamarti::. nienne, et^JOjCelxJJuI^ste^^uri^aA^ que

Pcud__et Virginie^\ mais sous ces formules volontairement excessives, il marquait, je crois, son dessein de ne point capter le lecteur par les surprises de la beauté, de ne point chercher à l'étonner par la splendeur des mots ou leurs alliances inattendues, ni même par la rareté des sentiments, mais d'envelopper les cœurs, par les mots les plus simples, dans une émotion si vraie qu'on ne songe plus à l'analyser. Par là, le poète de L'Isolement et de L'Automne, qu'un historien trop simpliste rangerait volontiers parmi les fils authentiques de René, s'oppose consciemment à ce maîtreartiste, qui déclarait, en ses heures de franchise «n'avoir jamais pleuré que d'admiration^», et ne trouver dignes de la poésie que les larmes où le sentiment de la beauté domine encore l'émotion ^ En associant avec quelque ingé-

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