Id., I, 433; cf. encore I, 287, 298, etc
4. Charles Alexandre, 5oaps/izVs i?<r Zama?-/z«s, Op. cit., 350; cf., encore, sur cette admiration de Lamartine pour Flaubert, la plaidoirie de M» Sénart, Madame Bovary, édit. cit., p. 387-588.
s IL Y A UN « ART » LAMARTINIEN T
être de faire remarquer que sa théorie, si habile et si spirituelle qu'elle soit, ne saurait expliquer l'œuvre entière de Lamartine, et qu'elle doit surtout nous aider à mieux comprendre 'les Méditations^. Quand la mort de Julie eut, en quelque sorte, supprimé l'humanité vivante autour de son amant, il répondit à l'appel con-« solateur de la nature, et « se plongea dans son sein ^ ». Il a raisqn^de dire « qu'ils'y plonge », car il ne la^oit pas : le poète dolent se retire dans une terre intérieure, paysage de songe, très sommaire de couleur et de dessin, baigné dans le sentiment comme daiis^un ciel , eCoù l'on voirinieux à mesure qu'on a les yeux plus clos. Ici encore les manuscrits nous so"nFprécieux'^ ; ils nous permettent d'assister, si Ton ose ainsi dire, à ces estompages de formes et à ces lavages de couleurs, qui enlèvent au paysage ses contours trop nets et ses tons trop crus, pour n'en garder que les grandes lignes simplifiées. Il flotte sur elles une
1. Zyromski, Lamartine, poète lyrique, Paris, Colin, 1896. Des deux parties de cette étude, la première est consacrée à « L'élaboration du Paysage intérieur », la seconde à « La vie du Paysage intérieur et sa projection sur l'univers ».