Id., Id., 367 ; Encore un hymne, Harmonies
LA VIE INTEGRALE
tions fut dompteur de chevaux et dompteur de foules ; il ne faut pas tronquer cette belle vie puissante de héros, si riche, si multiple, si peu étriquée, qui chercha « non la durée, mais l'intensité d'existence* », qui connut toutes les joies de toutes les activités, et qu'aucune douleur n'étonna.
Après avoir su ce qu'était la fortune, dont il goûta plus que personne ce qu'elle peut offrir d'élégance et de noblesse à la vie, après l'avoir dépensée splendidement en charités insouciantes, après avoir joui comme peu d'hommes de la gloire et des triomphes que donne la foule, il accepta virilement le travail fastidieux dans la misère et dans l'oubli. Lui aussi, et plus qu'un autre, il aurait pu écrire ses Châtiments, accumuler « six mille vers d'injures- », y rappeler toutes les trahisons et toutes les lâchetés dont il restait le témoin discret, toutes les ingratitudes des flatteurs d'autrefois, qui faisaient alors un humble appel à sa générosité. Mais songeant sans amertume à cette inévitable misère humaine, il ajoutait simplement : « Je ne me venge de rien, grâce à Dieu'^ ». Trop