‹ LamartineChapitre 42 sur 46 · Nouvelles Confidences, Préambule · texte numérisé non relu

Nouvelles Confidences, Préambule

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il les a même désirées'. Une seule lattristait, la solitude du cœur :

La vie est un morne silence, où le cœur appelle toujours-.

Son cœur, à lui, a toujours « appelé », « il a eu des sentiments partout, il a aimé à aimer ^^ » ; et il a offert à tous et à tout sa tendresse : non cette tendresse des faibles, qui s'appuient ou se livrent, ni celle des saints, qui se donnent et se dévouent, mais celle des forts, qui se déversent et « s'extravasent », pour employer un mot qui lui était cher ' :

Je ne sais quel besoin s'élevait dans son âme de répandre son cœur débordant de parfums ^;

besoin d'un « cœur à l'étroit dans sa poitrine* », besoin d'une âme qui surabonde de vie, et qui demande d'instinct.

à répandre sur tout toute sa plénitude''.

1. Cf. le Discours au banquet du 4 juin 1845 : « Je suis seul, Messieurs »?etc., La France Parlementaire, édit. cit., III, 381.

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