‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 100 sur 218 · Lettre à do Gcnoude, 1 er février · texte numérisé non relu

Lettre à do Gcnoude, 1 er février

L'ITALIE. i&3

concorde avéo le sens général des parties traitées. « Il me sembla que le rideau du monde matériel et du monde moral venait de se déchirer tout à coup devant les yeux de mon intelligence ; je sentis mon esprit faire une sorte d'explosion soudaine en moi et s'élever très haut dans un firmament moral \ » Puis il expose longuement le plan de son poème, le plus large, le plus déployé des poèmes conçus par l'imagination humaine. 11 parle des régions célestes dont « les profondeurs sans mesure » lui révèlent les manifestations de l'activité infinie de Dieu. C'est une cosmogonie supraterrestre dont il voudrait suivre les évolutions « dans des orbites tracées par le doigt divin. » 11 contemple tour à tour « les firmaments déroulés sous les firmaments, » « une poussière de globes lumineux ou crépusculaires, » « des enfantements de mondes » qu'éclairent « des phares entrevus à des distances énormes ; » il suit d'un regard surnaturel les mouvements harmonieux que l'amour leur imprime : il écoute les chœurs que forment les astres et se donne l'émotion de l'Infini. Puis, dans ces espaces sans bornes, il assiste à la vie de l'âme, d'abord ténébreuse et amorphe, cherchant le repos

à travers des pérégrinations et des épreuves lamen-

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