Souv. et Portr., t. I, p
tables, se dégageant peu à peu des entraves qui l'asservissent au malheur, goûtant enfin l'allégresse des bienheureux dans « les 'splendeurs et les éblouissements des vérités 1 . »
Les émotions et les enthousiasmes de son existence à Rome et à Naples se fondent dans cette vision. Ce sont les paysages italiens idéalisés, agrandis, comme glorifiés par Faction des songes. La fantas- • magorie des couchers de soleil et des nuits étoilées réunit tous ses prestiges. Ces tableaux, ces évocations de mondes sublunaires, les splendeurs de ces soleils qu'il a entrevus, les métamorphoses de ces astres qui déploient leurs miracles dans l'infini de l'espace et du temps, Lamartine ne les réunira pas dans le poème qu'il avait conçu, et qu'il laissa inachevé; mais il en sèmera les images dans ses différentes œuvres.
Ila essayé de d épeindre lajirnpidité du ciel ave c un vocabulaire de choix, très rapproché de la vision : il décrit tour à tour « le cristal sans fond 1 , » le