‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 99 sur 218 · Souv. et Porlr., t. I, p · texte numérisé non relu

Souv. et Porlr., t. I, p

Toutes ces émotions d'art, ressenties pendant son séjour en Italie, se combinèrent dans sa mémoire* Un jour il en sortit une conception poétique d'un éclat extraordinaire. Lamartine a noté le moment exact où lui apparut son poème avec son décor, ses parties lumineuses, ses avenues profondes. « En sortant de Naples, le samedi 20 janvier, un rayon d'en haut m'a illuminé : j'ai conçu 1 . » Quelques jours plus tard, le môme aveu est reproduit : « Je viens, il y a huit jours, d'être enfin inspiré tout de bon. J'ai cherché, j'ai attendu, j'ai conçu. J'ai conçu l'œuvre de ma vie, si j'ai une vie : un poème immense comme la nature, intéressant comme le cœur humain, élevé comme le ciel... Je vous raconterai cela une autre fois 2 . » Ce récit, nous le trouverons dans les Souvenirs, un peu arrangé sans doute avec les mensonges de l'imagination ; mais, malgré les embellissements du décor, l'exposé du poème conçu est exact, car il confirme les indications données dans la préface de Jocetyn et de la Chute d'un Ange, et

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