‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 103 sur 218 · Souv. et Portr., t. I, p · texte numérisé non relu

Souv. et Portr., t. I, p

* 5. Souv. et Portr. t t. I, p. 158. — Cf. Les Harmonies, livrai H. L'Infini dans les cieux :

L'harmonieux éther, dans tes vagues d'axur,

Enveloppe les monts d'un fluide plus pur ;

Leurs contours qu'il éteint, leurs cimes qu'il efface,

Semblent nager dans l'air et trembler dans l'espace.

if

Semble, comme une mer ou la tempête gronde* Rouler des flots de voix et des vagues de bruit 1 .

Il cherche à définir ces <x harmonies fugitives h qui remplissent l'air, « semblables à des plaintes d'eaux ou a des chuchotements de voix humaines qui se parlent tout bas 8 . » . *

f Un son vague et plaintif se répand dans les airs:

\ Est-ce un soupir d'amour de la terre et des mers?..*

( Et la brise du soir, en mourant sur la plage,

\ Me rapportait tes chants prolongés sur les flots*.. •

De là les métaphores suivantes :

Voix qui nagez dans le bleu firmament, Voix qui roulez sur le flot écumant,

jVoix qui volez sur les ailes du vent*... ^

j Quels chants sur ces flots retentissent?

jQuels chants éclatent sur ces bords?

|JDe ces doux concerts qui s'unissent

x L'écho prolonge les accords 5 .

Dans cet air passent des parfums : les vers du *> [ poète semblent en retenir les émanations : ?

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