‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 132 sur 218 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

i« M» M lfciH> ■■»

Tentes du ciel, Edens, temples, brillants palais, Vous êtes un séjour d'innocence et de paix!

Dans le calme des nuits, à travers la distance, Vous en versez sur nous la lointaine influence *.

De lu, ces invocations aux étoiles :

Astres, amis du cœur 1 ....

Beaux astres, fleurs du ciel dont le lis est jaloux 1 . •• Astres, rois de l'immensité,

Ei vous, comètes vagabondes, Du divin océan des mondes Débordement prodigieux 4 .

Le poète aime à suivre leurs mouvements, et sa rêverie prend le tour d'une méditation philosophique :

Allons-nous sur des bords de silence et de deuil, Echouant dans la nuit sur quelque vaste écueil, Semer l'immensité deà débris du naufrage?

Ou, conduits par sa main sur un brillant rivage, Et sur l'ancre éternelle à jamais affermis, Dans un golfe du ciel aborder endormis 8 ?

Cet infini n'est pas le vague sans fond de l'air, le bleu de l'azur des lointains sans bornes. C'est un être vivant en qui palpite une force d'amour.

Page 1