‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 134 sur 218 · JoceL, 4« époq. La Grotto, 6 mai · texte numérisé non relu

JoceL, 4« époq. La Grotto, 6 mai

L'infini devient aussi le lieu où se reposent les rêves. Dans la prison où le poète se consume, il a les yeux tournes vers ces rivages enveloppes d'une lumière que les nuages ne voilent jamais : c'est la patrie de ses imaginations.

Mais peut-être au delà des bornes de sa sphère, Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux, Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre, Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux!

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ; Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour, Et ce bien idéal que toute Ame désire, •

Et qui n a pas de nom au terrestre séjour 1 1

Ainsi s'éclairent ces profondes paroles : « l'infini, c'est l'horizon de l'âme*. » Il portait en effet l'infini en lui-même 3 , dans sa sensibilité vibrante et si avide, s'altachant pour s'exprimer aux formes les plus riches que présente l'univers, ou à celles que* l'imagination seule peut concevoir, échappant ainsi, dans la joie de ses métamorphoses, au sentiment de tristesse qui se lève dans l'urne des hommes, quand

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