Nouw Méd. t La Solitude
des cités. Le poète y participe & la vie de la nature entière. Il entend « sous le sol, dans les bois, dans ' les eaux, dans la rotation lointaine des astres, les murmures de la création, les rouages de l'œuvre*,, infinie; et, pour tout dire, les bruits de Dieu 1 . »
Cette solitude est sacrée. Il y faut apporter une" pensée dégagée dés entraves matérielles, et sentant la solennité du silence. Tout ce qui la traverse « interrompt l'entretien muet entre le génie de la solitude qui est Dieu et l'âme du poète f . »
Le silence et la nuit et l'ombre des forêts Lui murmurent tout bas de sublimes secrets ; Et l'esprit, abîmé dans ces rares spectacles, Par la voix des déserts écoule les oracles 1 .
La vie solitaire est une vie d'allégresse. L'âme y satisfait son désir d'épanouissement à travers l'infini, car elle y eniend le son que rendent les choses éternelles. Aussi faut-il « se faire une solitude .dans l'âme pour écouter Dieu 4 , » et s'entourer de silence pour recueillir la voix du mystère.
L'âme, en se repliant sur elle-même, trouve mé-