‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 141 sur 218 · Nouv. Méd., La Solitude · texte numérisé non relu

Nouv. Méd., La Solitude

'. Ibid., Commentaire.

diocrc l'apport du monde dans la création et l'apaisement de sa vie intérieure. Cette attitude sentimentale aboutit & la mélancolie, « La mélancolie est cet infini du cœur qui ne pouvant pas s'assouvir s'atj triste 1 ... )> (( Elle est la muse des grandes imagina*

tions*. »

Ainsi l'aridité de la nature desséchait rapidement les fleurs de sentiment que le poète y déposait :

J'ai vécu, j'ai passé ce désert de la vie,

Où toujours sous mes pas chaque fleur s'est flétrie*.

Epris des joies permanentes qu'il entrevoyait dans ses rêves, et que l'exaltation de la solitude lui permettait de sentir, il ne trouvait aucun goût aux joies qui passent, aux spectacles et aux agitations de notre vie :

Je ne veux pas d'un monde ou tout change, où tout

[passe 4 . „

De là le caractère particulier de sa mélancolie inspirée par le désir d'infinies satisfactions, — la mélancolie d'un contemplateur qui sent l'inutilité de l'effort

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