‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 155 sur 218 · Rcc. Poét., Réponse aux adieux de Walter Scott · texte numérisé non relu

Rcc. Poét., Réponse aux adieux de Walter Scott

Qui pourrait se lasser d'entendre l'harmonie de ces concerts où l'on discerne, entrelacées dans les sons qui chantent, les palpitations du génie aux ailes de flamme ?

N'écouterais-tu pas pendant l'éternité

Le bruit mélodieux de ces ailes de flamme,

Que fait l'aigle invisible en traversant Ion âme f T

Enfin ces sons vagues et lointains semblent n'être que les mouvements retentissants de ces souffles qui partout frissonnent ; le poète les fait servira l'expression de sa vie sentimentale ; il les projette sur l'aile d'une brise et cette brise d'âme devient le zéphyr :

C'est toi que j'entends, que je vois:

Dans le désert, dans le nuage; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix*.

Cette voix, c'est un souvenir d'amour qui se réveille, agité par la brise des temps passés, et la sensibilité du poète ne distingue pas le vent de sa pensée et le souffle du zéphyr.

Notre intelligence, si prétentieuse et desséchée par l'analyse, croit devoir se dérober à une duperie qui

Page 1