‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 156 sur 218 · Piem. Méd. y Souvenir · texte numérisé non relu

Piem. Méd. y Souvenir

prouverait sa naïveté : elle affirme qu'elle n'est pas trompée par ces métaphores et les jeux de cette mythologie surannée. En vérité, elle est incapable de suivre les mouvements subtils de cette vie intérieure, les bonds de cette âme de poète, ailée et ardente, devant qui tombent et s'évanouissent les bornes qui séparent pour nos âmes glacées le matériel du spirituel.

Ces brises sont embaumées, car l'âme est pleine ) de parfums qu'elle aime à répandre dans la prière ou { dans l'amour.

Est-il une heure, ô Dieu ! dans la nature entière,

Où l'homme qu'en ces lieux ta bonté daigne attendre, N'ait devant tes autels un parfum à répandre, Une larme à te confier 1 ?

. Les émotions poétiques, un beau spectacle à peine entrevu, un son harmonieux flottant dans l'air, éveillent ainsi le souffle d'une brise odorante :

Et je sens par moments, sur mon âme calmée, Passer avec le son une brise embaumée,

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