‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 165 sur 218 · Barm.t livre II. Désir · texte numérisé non relu

Barm.t livre II. Désir

dont il a mesuré la cadence 1 . » Autour de nous, en nous, la musique de la vie développe ses variations. Au cœur de tous les êtres, si notre oreille était subtile, elle entendrait un chant. Aussi tout ce qui révèle le fond de la nature humaine est-il mélodieux. Il y a des « mélodies de pensées » qui produisent dans l'âme « un enivrement de musique *, » et le poète ^ dont « la mission est de faire aspirer les hommes au monde invisible et supérieur, de faire proférer le nom suprême è toute chose, même muette 9 , » doit sentir plus que personne la mesure des sons et des mots. Le « sentimal musical 1 » est nécessaire à la création poétique.

L'harmonie est donc l'essence même do l'être : le rythme est le mouvement de la vie. Par le rythme, tout ce qui existe participe à l'ordre divin. Faut-il voir dans cette théorie un ressouvenir de la philosophie platonicienne dont Lamartine a toujours admiré l'ampleur, et qu'il a étudiée dans sa jeunesse avec son ami Fréminville'? Cette croyance répond

Page 1