Mais, pareil à l'éclair, tu sortis d'un orage
Tu foudroyas lo monde avant d'avoir un nom. .
Ce nom, il est inscrit on sanglant caractère Des bords du Tanals au sommet du Cédar.
3. Aux sinistres clartés de la foudre qui gronde Vingt fois contre les dieux jouer le sort d'un monde,
Quel rêve t et ce fut ton destin.
4. Oh ! qui m'aurait donné d'y sonder ta pensée. Lorsque le souvenir de ta grandeur passée Venait, comme un remords, t'assaillir loin du brait. Et que, les bras croisés sur ta large poitrine,
On trouve aussi dans une idylle de Léonard quelques vers qui ont inspiré une strophe de Y Isolement :
Ah! Doris, que me font ces tapis de verdure, Ces gazons émaillés qui m'ont vu dans tes bras, Ce printemps, ce beau ciel, et toute la nature, Et tous ces lieux enfin ou je ne te vois pas 1 ?
Le même poète avait comparé la vie de l'univers à un Océan qui entraîne les figes :
Et ton astre, emporté sur l'océan des figes, Au milieu d'un ciel pur, roule avec majesté 1 .
N'est-ce pas déjà le cri du Lac :
Dans la nuit éternelle emportés sans retour Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des figes Jeter l'ancre un seul jour?
Sur ton front chauve et nu que la pensée incline, L'horreur passait comme la nuit.
Cf. Manzoni, In morte di Napoléon e. Cinque Maggio. — Voir le Romantisme de Manzoni, par V. Waillo, Alger, Fontana, page 129. Liro dans la Correspondance do Lamartine la lettre du 26 février
i. Idylles, livre III. L'Absence. Cf. Œuvres de Léonard, tome I, page 145, 4 e édit., Paris, Prault, 1787. Voici les vers des Premières Méditations :
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières, Vains objets dont pour moi le charme est envolé ? Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères