‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 196 sur 218 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

.Enfin quand l'imagination s'enflamme dans l'ardeur du çou venir qu'elle évoque, l'abondance des reflets intérieurs répand sur l'apparition une couleur et un éclat tels que la vision se transforme en une sorte d'hallucination. Le mouvement de la pensée et de la phrase prend une allure extraordinaire ; c'est une série de comparaisons exprimant des émotions impétueuses : c'est une succession de cris que l'âme, sur un diapason élevé, fait retentir. Voyez dans les Nouvelles Confidences le portrait de Régina 1 . Elle apparaît... « Ce ne fut qu'un éclair, une vision, une hallucination... » Pourra-t-il égaler jamais « ce qu'il vit dans ce rayon? » L'attitude peut être décrite : c'est celle d'une statue se dressant devant lui, ce vêtue de noir, comme un cyprès qui sort d'un pavé de marbre. )> Mais le visage a une expression indicible. « Les cheveux blonds frappés de soleil rejaillissaient aux yeux en véritables éblouissemenls métalliques de gerbes d'or. » Le jeu des reflets produit alors une hallucination singulière, c'est-à-dire des phénomènes d'irradiation qui répandent autour de la jeune fille leurs lueurs et leurs splendeurs. Les traits apparaissent « à travers un ébloui s sèment, » comme « une ombre de visage entrevue au fond d'un arc-en-ciel

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