‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 199 sur 218 · Souv. et Portr., t. I, p · texte numérisé non relu

Souv. et Portr., t. I, p

tacle se grava dans l'esprit de l'enfant : il entendait encore, après quarante ans, « ces voix à timbres divers résonner dans ce petit amphithéâtre sonore de rochers, » et il avoue en rappelant ces souvenirs que* « l'idée d'un livre et l'image des trois chaires do pierre sur la montagne devinrent pour jamais inséparables " » dans son esprit. Voilà une vision nette qui semble retenue par un œil de peintre. Pourquoi est-elle si expressive, aux yeux de Lamartine, de son art particulier? Parce qu'elle symbolise sa conception de la littérature. Celle image en effet n'évoque pas seulement un tableau où l'imagination se plaît, comme à la vue d'un spectacle rare ; elle éveille surtout un sentiment d'allégresse, le ravissement de la pensée dans les régions où les servitudes terrestres ^disparaissent. La persistance de l'image dans l'esprit du poète s'explique par l'émotion sans cesse renouvelée qu'il éprouve, en écrivant, a répandre son urne dans les hauteurs.

La Méditation intitulée Y Homme est aussi l'expression de sentiments anciens qu'une image fait revivre. « Le souvenir de Byron me revint un malin à la vue du mont Blanc que j'apercevais de ma fcnêlrc*. »

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