‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 23 sur 218 · Job % XVII · texte numérisé non relu

Job % XVII

Ce sont les images mêmes de la Bible :

« C'est'lui seul qui étend les cieux et qui marche sur les flots de la mer 1 . — 11 étend sur le vide la voûte des cieux, il suspend la terre sur le néant 1 . — L'enfer est nu devant ses yeux : l'abîme pour lui n'a point de voiles s . »

« Lorsque le Seigneur étendait les cieux, j'étais là : Lorsqu'il entourait l'abîme d'une digue ; Lorsqu'il suspendait les nuées, lorsqu'il fermait les sources de l'abîme ;

Lorsqu'il donnait à la mer des limites que les eaux ne dépasseront pas ; lorsqu'il posait les fondements de la terre *. »

L'imitation est à la fois directe et souple ; il y a concordance entre l'esprit qui se souvient et l'imagination qui invente. La marche du poète n'est pas entravée : elle est soutenue dans son essor. Pourquoi PParce que les métaphores bibliques ne portent / pas ici sur des objets rapprochés que la vision peut saisir, mais sur des espaces démesurés que l'imagination seule peut concevoir. Le heurt des images est atténué par leur ampleur même.

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