Cantique, VI
La même image se retrouve encore, indistincte et Voilée, dans un autre passage :
Gomme on voit, au réveil (Tune charmante aurore, Les larmes du malin, qu'elle attire et colore, L'ombrager clans les cicux.
Le souvenir est encore trop marqué. Mais voici que le poète ne s'efforce plus de lutter avec l'éclat et la hardiesse du texte, et c'est un déroulement de tableaux, de métaphores originales :
Tes yeux sont deux sources vives Où vient se peindre un cid pur, Quand les rameaux de leurs rives Leur découvrent son azur.
Ce sont de nouveaux couplets ajoutés à la musique des livres saints.
De même la Bible dit par une comparaison audacieuse: « Tes yeux sont les yeux de la colombe 1 . »
L'éclat de l'image sera atténué dans le vers :
Que ton sommeil est doux, ô vierge, ô ma colombe !
Voici encore dans le Cantique des rapprochements surprenants qui dénotent une visioh intense des choses réelles :