CHATEAUBRIAND ET J.-J. ROUSSEAU
• « Chateaubriand fut certainement une des mains puissantes qui m'ouvrirent dès mon enfance le grand j horizon de la poésie moderne*. »
Par cette phrase, Lamartine paie dignement sa dette de reconnaissance envers l'écrivain dont l'ima- * gination inventa tous les motifs que devaient développer les poètes de notre siècle. Dans les Souvenirs et Portraits, il se représente au collège de Bellay \ écoutant la lecture du Génie du Christianisme avec £ l'exaltation des premiers enthousiasmes littéraires, jj « Le grand peintre d'impressions et le grand mu-/ sicien de phrases » se révéla et « remplit son esprit d'un éblouissement d'images, et son oreille d'un enivrement de musique qui lui donnait le vertige de