Prem. Méd., L'Isolement
7. Sainle-Beuvo indique co nouvohu rapprochement : « Le cœur, o Chactas ! est comme ces sortes d'arbres qui ne donnent leur baume pour les blessures des hommes, que lorsque le ferles a blessés eux-mêmes. » — Lamartine dit de même en parlant du Dauphin dans Y Histoire des
La réminiscence est facile à saisir, mais la ressemblance reste discrète. Voici toute une strophe qui traduit presque littéraleçient une phrase de Chateaubriand.
De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore: Détache ton amour des faux biens que tu perds; • Adore ici l'écho qu'adorait Pylhagore, Prête avec lui l'oreille aux* célestes concerts 1 .
Chateaubriand avait déjà -dit : « Le christianisme est surtout un baume, pour jnos blessures, ...il nous environne de paix et de silëhce : il rétablit pour nous cette harmonie des chose* célestes que Pythagore entendait dans le silence de ses passions \ »
En décrivant avec l'opulence de sa manière les spectacles de la nature, Chateaubriand avait élargi l'imagination française quej deux siècles d'analyse avaient appauvrie et desséchée : en associant l'univers aux mélancolies de son cœur, il avait enrichi la sen-
Girondins. « L'enfant, précoce comme (es fruits d'un arbre blessé... » Cf. Chateaubriand et son groupe littéraire, t. I,p. 250. Nouv. édit., Paris, Michel- Lé vy, 2 vol. in-18.