Pretn. Méd., Le Soir
OSSIAN. , w 105
Comme le nuage et le rayon, la brise semble vivre dans les poèmes d'Ossian : elle est douée d'une âme harmonieuse, et cette harmonie est tantôt douce, légère ; tantôt elle roule des accents plaintifs ; quelquefois elle est troublée par le fracas des chants irrités. Le poète y entend les voix du passé ou les modulations de ses rêves.
Les souffles de la brise traversent sans cesse les imaginations d'Ossian :
« Quelle voix entends-je? cette voix est semblable à la brise de Tété 1 . »
« Cette voix pareille à la musique des harpes sur la brise du printemps V »
. Un échange de frissons et d'échos se fait ainsi de la terre à la briso qui passe :
« Le vent do la colline aurait été le son de son cor à mon oreille. » — « Que sa voix est faible ! ainsi la brise dans les roseaux du lac*. »
Nous trouvons dans les vers du poèto les mômes