Jbid., pages
effets : des appels qui se répercutent, des souvenirs qui retentissent, des échos lointains, toute une musique qui passe et qui enveloppe de ses modulations les évocations de la pensée et du rôve.
La brise est une confidente : son chant semble le souvenir d'un invisible ami.
Oh ! qu'à présent la brise avec tendresse y pleure ! . N'est-ce pus le soupir de quelque esprit ami Qui dans ces sons si doux se dévoile à demi, Vient prêter à ces vents leur douce voix de femme, Et par pilié pour nous pleurer avec notre ûme 1 ?
La brise donne aussi une voix aux arbres qui paraissent chanter l'hymne de la joie ou de la douleur universelle :
Arbres harmonieux, sapins, harpes des bois, Où tous les vents du ciel modulent une voix, Vous êtes l'instrument où tout pleure, où tout chante, Où de ses mille échos la nature s'enchante 2 .
Cette voix prend souvent un ton funèbre ; on dirait que les ombres des morts se font entendre :
Comme de nocturnes fantômes
Les vents résonnent dans ses dômes 3 .