‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 79 sur 218 · Jocetyn, 4« ép., 16 mars · texte numérisé non relu

Jocetyn, 4« ép., 16 mars

oc Sa bonté semblait enivrer l'air qui l'enveloppait et qui devenait lumineux et tiède en la touchant; elle marchait, comme les héroïnes surnaturelles de l'Arioste, dans un nimbe d'attraits et de fascination auquel on n'essayait même pas d'échapper 1 . »

Il dit encore en parlant de l'une de ses soeurs : « Les boutiques, les murs et les pavés en étaient épris', »

N'est-ce pas la même contagion de paix et de lumière qui se répand sur les pas de Laure :

<c Partout où je tourne les yeux , je trouve ma douce clarté sereine, et je me dis : Ici a frappé son regard. »

Ovunque gli occhi volgo,

Trovo un dolce sereno,

Pensando: qui percosse il vago lume*.

La nature est considérée comme un vaste symbolisme de l'amour. Elle prête ses formes pour décrire les émotions de l'âme. Ainsi, en se répercutant dans tout l'univers, Vardeur de la passion montre sa puissance de rayonnement ;

A la mort de Laure la nature entière prend le deuil : « le soleil s'est obscurci au même moment pour nous deux. »

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