Son., XXXIV. In morte di Laura
Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux 1 .
Il aime à suivre celles qui ont inspiré l'amour dans leur royaume, et il nous les montre goûtant les joies célestes dans un décor où durent éternellement les fugitives beautés des spectacles de notre monde. « Elles ne sont plus sur la terre : elles sont remontées à ces régions inconnues d'où les belles matinées se lèvent derrière les montagnes de leur pays, et où les beaux soirs s'éteignent dans leur belle mer Adriatique*.»
L'imagination seule peut concevoir l'allégresse de ces âmes qui se retrouvent dans la pureté de leurs perfections : tous les rêves conçus dans les heures joyeuses se réalisent dans ce monde réservé au triomphe de l'amour divin : « Cette âme gentille qui s'en va... occupera la plus béate partie du ciel,... et les âmes bienheureuses, pour voir son infinie beauté, se grouperont autour d'elle. »
Quest' anima gentil che si diparte
Poi ch' a mirar sua bellczza infinita L'anime degne intorno a lei fien sparte '•