Son., XXIV. în vite di Laura
La pensée des choses célestes inspire ces développements où le poète déploie tous ses rêves d'une architecture si brillante :
Oui, dans les profondenrs des cieux où tu te voiles,. Dans ces espaces bleus, dans ces sentiers d'étoiles, Il est, il est, ô Père, un suprême séjour Que ta main comme un nid prépare au saint amour, Des déserts dans tes cieux tout voilés de mystères, Des cimes comme ici, des grottes solitaires, Où les Ames en toi pour s'aimer s'enfuiront, Et dont tes anges même à peine approcheront 1 .
Ainsi l'amour humain devient dans les œuvres des deux poètes une sorte de piété enthousiaste : cette piété « traverse la créature comme un rayon traverse l'albâtre*, » et s'élève jusqu'au sentiment de l'infini.
Lamartine a consacré dans ses entretiens une longue étude à Pétrarque. Certes, on ne peut guère se fier aux improvisations du Cours de Littérature. Rarement ces confidences ont la valeur d'un document qui impose la conviction : nous devons y voir surtout des fragments de romans personnels où le