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éblouissement. Le jeune homme subit le charme de cette terre ensoleillée et chantante, où le silence même est harmonieux. Il en donna dans ses lettres une expression animée, en des phrases alertes et joyeuses. « Les mots me manqueraient pour te décrire cette ville enchantée, ce golfe, ces paysages, ces montagnes uniques sur la terre, cet horizon, ce ciel, ces teintes merveilleuses 1 . » C'e st une ivresse dont tous ses sens sont exaltés. Il goûte la douceur des longues journées inertes, dans la langueur du corps et l'oubli de tous les soucis f .
Cependant il ne réussit pas à endormir son chagrin. Ces allégresses sont passagères. L'amertume des souvenirs remonte en lui, et la tristesse le reprend. « Je traîne, je promène, je berce par toute l'Italie mes ennuis déchirants. Quelquefois ils paraissent s'endormir un instant, mais ils se réveillent bientôt avec plus de force. « Je suis comme un malade à qui la force de la douleur en ôte parfois le sentiment, mais qui revient, trop tôt pour lui, h la souffrance et à la vie 3 . » Môme cet éclat, ce mouvement, cette