‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 91 sur 218 · Lettre à Guichard, 8 déc · texte numérisé non relu

Lettre à Guichard, 8 déc

agitation tout extérieure lui pèsent comme' un speotacle intolérable \ Aussi, bien qu'il ait exprimé vivement le charme de la terre napolitaine, semble-t-il avoir mieux senti la beauté triste de Rome. — ce Tu verras autre chose à Rome et à Naples, mais surtout à Rome*. » Un peu plus tard il s'étonnera d'avoir épuisé trop vite les agréments de l'Italie : il regret* tera d'avoir manqué de constance et de profondeur dans l'admiration.

/ Ainsi, dansce premiervoyage, Lamartine se montre / à nous avec sa facilité d'enthousiasme, sa prompti- \ tude d'imagination, sa charmante gaieté d'écolier en l vacances ; mais il paraît plus souvent inquiet, encore I inhabile à saisir le sens de ses tristesses, promenant (les tourments de son âme mélancolique.

V Cependant certains aveux que renferment ses let- / tr ès prouvent qujil sent déjà combien so n imag ina- I tion s'enrichit a contempler ces paysages. Cette terçê qu'il parcourut alors en jeune homme ent housiaste et^ , pressérdevait rester le séjour de choix de ses souve^ nirs. Nous comprenons aussi, à travers certaines confidences, combien elle est nécessaire pour Lamartine et pour les génies méridionaux, l'obscure collabora-

1. Cf. Lettre à Virieu, 22 janv. 1812. «Je n'ai plut d'émulation ni de curiosité pour rien. »

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