Ibid
tion de l'air qui vibre, de la lumière qui frissonne, de ces mots sonores qui chantent de toutes parts sur les lèvres harmonieuses. Le jeune poète a senti souvent, avec un étonnement charmé, monter en lui le] flot des phrases mélodieuses, des improvisations de' poète. Le rythme des vers se devine quelquefois dans sa prose abandonnée ; c'est le mouvement de plus en , plus pressé des strophes lyriques : on dirait la pre- ' mière ébauche d'une de ses Harmonies. « A présent j que, lancé dans le grand tourbillon du monde et des voyages, je m'oublie quelquefois moi-même, je ne perds pas le souvenir des deux charmants séjours que j'ai faits à Bienassis près de toi et d'Aymon. A tout considérer, quoique dans ce temps-là nous nous plaignions tous les trois, ce temps aura été probablement le plus heureux de toute ma vie. Les nuages s'amoncellent, le jour disparaît, la mer s'agite, ô journées tranquilles du rivage, que nous étions sots de ne pas vous apprécier assez!... Tu vas rire peut-être de ma belle apostrophe, que je fais bien sérieusement, en beau style poétique, et, je t'assure, sans prétention. Que veux-tu ! Malgrésoi ^jjiLal^réRIineryfi ^on de^ vient poète dans ce beau pays, suilcç s bords charmants de la Méditerranée 1 , »