Lettre à Guichard, S sept
Aux longues heures tristes qu'il passera dans les ennuis de la garnison à Beauvais, il évoquera dans des vers rapides les paysages italiens :
Qu'éles-vous devenus, bords riants, frais bocages,
Où l'Arno promène ses eaux?
Qu'êtes-vous devenus, magnifiques rivages, Où la mer de Tyrrhène, à l'abri des orages, Entoure Naples de ses flots 1 ?
Dans une autre lettre, il raconte un songe pendant lequel il s'égare en des « mondes invisibles. » Il les place sous un beau ciel, « sous le ciel de Naples par exemple, » et il chante sa joie en des vers, où Ton peut voir l'esquisse d'une des plus belles Méditations :
Coulez, jours fortunés, coulez plus lentement, Pressez moins votre cours, heures délicieuses, Laissez-moi savourer ce bonheur d'un moment:
Il est si peu d'heures heureuses*!
'fil Tous ces souvenirs se gravent dans sa mémoire, et M composent leurs tableaux qui fourniront des formes \\l et des couleurs à son imagination avide de belles 1 images.