‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 93 sur 218 · Lettre à Guichard, S sept · texte numérisé non relu

Lettre à Guichard, S sept

Aux longues heures tristes qu'il passera dans les ennuis de la garnison à Beauvais, il évoquera dans des vers rapides les paysages italiens :

Qu'éles-vous devenus, bords riants, frais bocages,

Où l'Arno promène ses eaux?

Qu'êtes-vous devenus, magnifiques rivages, Où la mer de Tyrrhène, à l'abri des orages, Entoure Naples de ses flots 1 ?

Dans une autre lettre, il raconte un songe pendant lequel il s'égare en des « mondes invisibles. » Il les place sous un beau ciel, « sous le ciel de Naples par exemple, » et il chante sa joie en des vers, où Ton peut voir l'esquisse d'une des plus belles Méditations :

Coulez, jours fortunés, coulez plus lentement, Pressez moins votre cours, heures délicieuses, Laissez-moi savourer ce bonheur d'un moment:

Il est si peu d'heures heureuses*!

'fil Tous ces souvenirs se gravent dans sa mémoire, et M composent leurs tableaux qui fourniront des formes \\l et des couleurs à son imagination avide de belles 1 images.

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