‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 95 sur 218 · Juin 1820-juin · texte numérisé non relu

Juin 1820-juin

( 1U. l/^ LAMARTINE, POÈTE LYRIQUE. ,-

<0 A^VDans le premier vçyage, Rome semblait séduire <--" lé jeune poète : la majesté de ses ruines symbolisait ■' magnifiquement ses tristesses et ses rêves défunts. | Maintenant, c'est Naples dont il admire les beautés I avec une sensibilité épanouie et retentissante. Il goûte | « la volupté des yeux, le divin climat ' » de cette " contrée qui est à la fois « le pays des sens 1 » et « du génie 8 . » Sur cette terre où s'élèvent <sc les grands . chefs-d'œuvre de la nature et des hommes 4 , » il ha- \ bite quelques mois l'Ile d'Ischia, « le chef-d'œuvre de \ la baie de Naples, de l'Italie et du monde 5 . » Les j mouvements de l'air « élastique » font rayonner les contours des choses, et dans les lointains flottent des vapeurs « si légères » que les montagnes et les \ monuments semblent y nager dans une lumière vi- * /bran te e . La mer y fait entendre l'accompagnement / de sa chanson éternelle, la mer Méditerranée, « la I mer du poète » qui lui « apporte vie et pensée 7 » et inspirera ses plus belles Harmonies qu'on dirait encore émues et bruissantes de tous les échos des solitudes marines.

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